11/04/2010 10:23
ok mais tu vois, c'est justement un peu là le problème.
je t'explique qu'un "gros" prix (hors du tarif de mise en oeuvre) ça s'explique aussi et surtout par une grosse cession, ça tout le monde l'a compris.
à partir de là, tu dois savoir quel va être l'usage et estimer la cession en conséquence. parce que si c'est effectivement une cession *genre* tous droits cédés, ça peut potentiellement valoir des dizaines de milliers d'euros, voire plus, on en sait rien, et fixer un prix à ça, c'est en fait purement arbitraire, et forcément générateur de problème :
- soit tu la vends très très cher pour *vraiment* couvrir tous les usages possibles et imaginables, et le client va jamais accepter.
- soit,beaucoup plus probable (d'ailleurs c'est ce que tu t'apprêtes à faire) tu la vends à un prix quelconque et tu prends le risque un jour ou l'autre de retrouver ta créa en bâche de 600m² sur le Stade de France et de te dire "putain ils m'ont bien niqué". Et si je parle du coup de la bâche c'est que ça m'est arrivé...
en résumé, on ne devrait jamais accorder une cession "totale" aux clients, comme ça, dans le brouillard. on s'auto-arnaque en le faisant car on ne facture jamais cette cession totale au prix qu'elle devrait. je pense que pas mal de clients le savent, alors ils nous disent "oui bon on sait pas encore ce qu'on va faire, vendez-nous donc 'tous les droits'". de cette façon ils vous cassent toutes chances de négocier la cession sur des bases réalistes et c'est toujours au détriment du créa.
perso je ne fais pas de cession "totale". le plus "total' qu'il m'arrive de céder (vue mon activité web), c'est : détail de la destination : (marque, annonceur, opération etc..), support Internet, territoire Monde, durée légale du droit d'exploitation (et encore maintenant je le fais de moins en moins je met 2 ou 3 ans).
Plus s'il faut je détaille des exploitations print.
Mais jamais je cèdes des trucs genre "tous supports toutes exploitations", c'est forcément de la banane.
Quand les clients savent *vraiment* pas quelle exploitation ils comptent faire d'une créa, c'est pas grave on leur propose une cession déjà assez large et confortable, mais quand-même cadrée (supports classiques par exemple), genre ce que je viens de montrer, et SI plus tard on prévoit des usages d'un autre ordre (packaging, produits dérivés, télévision, que sais-je) alors on fait une extension de cession, tout simplement, sur des bases connues.
de cette façon, tu te réserves toujours le droit de renégocier une cession le jour où l'usage se développe vraiment dans l'imprévu, et ça reste juste pour tout le monde.
de toute façon légalement, c'est la seule façon de faire. parce que le côté "je cède tout sans limites", s'il finit en exploitation réellement énorme sans que la rémunération n'ai suivi, un juge peut décider de le casser, la loi obligeant je le rappelle à ce que la rémunération des droits soit proportionnelle avec les retours d'exploitation.
tout ça pour dire que plus que le prix moi c'est la forme de ta cession qui me dérange. en partant là-dessus tu es de toute façon sûre de te planter, quels que soient les conseils de prix qu'on te donne (et d'ailleurs on peut pas du coup).
*a minima* limite ta cession aux supports de diffusion de com' classique (supports de communication print et internet), mais réserve tes droits pour tout le reste : édition, packaging, produits dérivés, broadcast, etc... c'est la moindre des choses.
Message édité par : Yamo / 11-04-2010 11:54