Un des problèmes des logiciels libres, c'est la frange de ses prosélytes qui persistent à nier la plus évidente des réalités pour faire entrer leur opinion et leur combat en force dans la tête des autres.
Première phrase de ta réponse. Difficile de ne pas se sentir visé, hein.
Pourtant, je certifie ne faire partie d'aucune
secte évangélique et cette joute (fort cordiale au demeurant) ne me donne pas des envies d'inquisition. J'avoue avoir, dans un élan de la colère, lancé le coffret volé d'une Creative Suite à travers la vitrine d'un Apple Store la nuit dernière, mais c'est tout. Maintenant, ça va mieux.
Pas de secte, donc, mais l'envie bien innocente de faire œuvre de pédagogie.
Puisque le libre est "un espoir très important qu'il faut à tout prix alimenter" (je te cite), j'ai profité de ce sujet pour suggérer qu'il y a bien des solutions alternatives. Il faut bien que quelqu'un le fasse, n'est ce pas?
Je suis à fait d'accord pour dire que la possibilité de se tourner vers le libre dépend du contexte et j'ai justement pensé que peut-être, la situation de @hm521 qui débute son activité s'y prêtait...
Je ne prends pas les gens pour des imbéciles, mais je prétends qu'il existe des
préjugés imbéciles contre ces logiciels de graphisme libre.
Et je réfute l'affirmation selon laquelle "professionnels d'un secteur savent très bien voir où se trouve leur intérêt direct": mon précédent employeur, ne regardant pas à la dépense, avait équipé ses postes d'une suite Adobe complète et se retrouvait dans la situation suivante: graphistes web et intégrateurs en interne n'utilisant que Photoshop (jamais ni InDesign, ni Illustrator) et s'échangeant de fichiers volumineux bourrés de calques alors que d'autres méthodes auraient mieux convenu. Un autre logiciel (pas nécessairement libre, je pense à Fireworks) et une formation adéquate eussent représenté un gain de temps et d'argent.
Dans ce cas, il y a
déficit d'apprentissage, et un réflexe automatique Adobe qui n'est pas pertinent.
Encore un fois, oui:
immobilisme. Réunions nébuleuses. Fatalité. Soyons pragmatique, ce monde là ne va pas changer du jour au lendemain et c'est celui dans lequel nous travaillons.
En tant que professionnel, je loue ce pragmatisme sur lequel à la fois la survie de mon gagne-pain et la qualité de ce forum sont fondés mais j'estime qu'un peu d'idéologie ne fait pas de mal, et permet d'ouvrir nos shakras.
Hosannah!