Un client nous commande un site Internet, il veut un site 'moderne'. Ok. On lui fait voir ce que l'on sait faire.
Là dessus, il nous balance qu'il a un logo existant et qu'il faut utiliser... Qu'il est déposé à l'INPI, etc...
Le hic, son logo est digne d'un clipart Windows 98... et le nom de sa marque n'est pas disponible en tant que nom de domaine... Et pour finir, il ne mets pas du tout son produit en valeur.
Nous réfléchissons au projet, car avoir une URL différente du logo qui va accueillir le visiteur: on est pas trop fan.
Et puis faire un site moderne avec un logo tout naze, c'est comme mettre un autocollant Antar sur le pare-brise arrière d'une Bentley: une véritable faute de goût.
Bref, après analyse et recherche... On trouve une URL tip top pour notre client. Et en plus, on lui créé un logo spécialement pour son projet, et on reflechis au projet avec une approche golable. On passe de création de site Internet à création d'une marque avec stratégie de communication autour du site web, idée de communication papier, etc... Au final, une véritable identité visuelle. Moderne, avec de l'impact, mais surtout on apporte une cohérence globale au projet. Alors on lui propose. Il choisi si il saute un grand pas ou pas.
Au début le client est super content du logo, du concept, de l'idée du site qu'on lui propose. On lui prépare des visuels pour qu'il puisse se projeter avec les différents outils qu'on peut lui fournir. Il est de plus en plus emballé.
Mais quand on lui parle de droits de cession pour le logo, panique à bord... Il travaille avec des imprimeurs à qui il a déjà demandé des travaux graphiques, et jamais ils ne lui ont parlé de droits d'auteur/droits de cession... Son logo actuel, il dit qu'il lui appartient. Mais c'est un prestataire avec qui il travaille pour des emballages qui lui a 'fourni'.
Du coup, je me suis senti bien seul lorsqu'il m'a dit tout ça, il "achète" ses logos, "c'est comme ça" dans sa profession. Comme ça il "peut faire ce qu'il veut après". Limite j'étais en train de passer pour un escroc.
Question 1: Les imprimeurs dans votre coin, ils se comportent de la même façon ?
In fine, nous avons opté pour un retrait pur et simple de notre création du logotype, ainsi que tout document web ou print portant le logo ou la marque que nous avions conseillé au client. Le site aura donc une URL différente du logo, dommage...
Maintenant, arrive un autre soucis... Le client n'a pas de droits de cession sur son logo actuel. Le prestataire lui a juste dit "c'est bon, ya pas de problème" au téléphone. Donc, n'ayant pas de droits de cession en bonne et due forme, ça nous mets en porte-à-faux pour l'intégrer à la création du site Internet du client.
Question 2: ça serait bien de se couvrir avec une décharge, non ?
Et concernant la remise d'un visuel démo sur le site, c'est pas triste... "oui, c'est bien... mais il me faudrait plus de bidule là, et ajoutez moi du truc là et là"... En clair, on passe de web designer à pixel pusher/déco sur Web... Le client confondant web design et décoration d'écran... On a pourtant une approche pédagogique pour expliquer les choix que l'on fait, mais quand le client comprend le lundi et qu'il se souvient plus le mardi... c'est pas évident.














