Citation : Trygee
au passage j'aime bien la tronche de ton futur site

:=!
Oh ben merci bien m'sieur, hu hu hu ^^
(j'espère que tu me parlais (rapport à la maquette sur mon kob-blog) passque sinon j'ai l'air d'un con - américain mais con quand même)

)
Et pour en reviendre à la
(hum... un des voisins du dessus parle le pigeon aux pigeons là...)
discussion :
Quand je parlais de valeurs de l'ouvrage (je préfère ce terme à celui de travail pour éviter des amalgames avec d'autres discours à la mode qui ne sont pas le mien et qui sont d'ailleurs dans le même mouvement que ce qu'on dénonce ici) massacrées, c'est queje pense que ça s'inscrit dans une dynamique plus large et plus générale, dans une mise en acte de l'idée démocratique mal comprise ou plutôt pervertie : tout se vaut. Donc du coup, plus rien n'a de valeur - à la rigueur un prix de vente mais la gratuité tend à etre le nouveau modèle économique, via le web 2.0, le fameux web collaboratif. Et justement cet esprit web 2.0 "collaboratif" véhicule cette idée que tout le monde peut faire tout et donc n'importe quoi (surtout) : journaliste, écrivain, artiste, et alors pourquoi pas graphiste. On englobe le tout comme disait Goulven dans le fameux "esprit (sic) communautaire" et on a suivant les bonnes vieilles regles de base de psychosociologie les meilleurs séides du système. Le nez rouge et la plume dans le luc c'est la nouvelle règle, le fun ou la mort quoi...
Ce mouvement général, cette culture 2.0 tendent à prendre de plus en plus de place et s'impose comme le modèle. Alors si aujourd'hui on peut encore penser comme yamo et à juste titre que la qualité du travail fourni fait la différence, j'en suis moins sûr pour l'avenir.
Parce que la qualité d'un ouvrage ne peut être reconnu que si le critique possède l'éducation à l'art qu'il voit. Un travail n'a pas de valeur en soi, il ne vaut que par rapport à d'autres - Or on assiste à une dynamique qui tend a faire que tout se vaut, que tout le monde peut faire tout et que ça ne fait pas de différence. Le souci dans w*logo c'est ça, la participation à ce mouvement.
Je pense que la question en jeu ici est bien celle de l'éducation, i.e. de permettre aux gens, entre autres donc à nos clients, d'avoir la culture nécessaire pour faire la différence entre tel ou tel travail. Et ceci ne s'arrête pas à notre seul métier. Sans celà, faire de la qualité ne suffira pas et dans le meilleur des cas nous ne serons plus qu'un service de luxe, comme des grands couturiers - si le luxe perdure sous le nez rouge et la plume dans le luc.
C'est ici que je vois le danger, dans la déliquescence de la culture de tous et donc dans les outils que tout un chacun possède pour apprécier une oeuvre et/ou un ouvrage par rapport à un autre.
Je pense que c'est sur ce versant là que nous avons à agir, en continuant à tendre vers le meilleur dans notre travail, mais aussi en communiquant (ben tiens !) sur celui-ci. De l'éducation - si on apprend pas à lire (pas seulement à déchiffrer) on saura jamais que Albert Camus et Alain Finkelkraut c'est pas du tout la même qualité et le même niveau et alors du coup pourquoi se faire chier à être Albert Camus ou même à faire semblant d'être philosophe, y aura même plus d'ersatz navrant, plus de Finkelkraut mais du Michael Youn. Du W*logo.